21 aliments et boissons bannis pour de drôles de raisons
Consommation prohibée
Chacun a ses préférences en matière de gastronomie, mais certaines interdictions alimentaires à travers le monde peuvent sembler insolites, voire absurdes. Kebabs, ketchup, graines de pavot, pop-corn… autant d’aliments et de boissons dont la consommation a été bannie ou restreinte pour des raisons parfois surprenantes.
Découvrez ces interdictions étonnantes, jusqu’à la plus inattendue de toutes. Avez-vous déjà goûté ces spécialités ?
21. Haggis
Si vous voulez goûter au véritable plat national écossais, le mieux reste encore de vous rendre en Écosse. Il en existe de nombreuses variantes, mais le vrai haggis se compose traditionnellement d’abats de mouton hachés (foie, poumons et cœur), mélangés à de l’avoine, des oignons, du suif et des épices, le tout cuit dans l’estomac de l’animal.
Problème : aux États-Unis, le Département de l’agriculture considère les poumons de mouton comme impropres à la consommation humaine. Résultat, le haggis authentique y est tout simplement interdit.
20. Caviar
Le béluga étant aujourd’hui en danger critique d’extinction, la vente de ses œufs – plus connus sous le nom de caviar de béluga – a été interdite dans plusieurs pays. Les États-Unis ont ainsi banni toutes les importations dès 2005.
Depuis, la législation s’est assouplie : le caviar issu d’esturgeons d’élevage ou pêchés dans le cadre de quotas très stricts en mer Caspienne est désormais autorisé. Ce durcissement des règles, associé à de réels efforts de conservation, a permis à la population de bélugas de commencer à se reconstituer.
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19. Ortolan
La recette traditionnelle de l'ortolan, petit oiseau autrefois considéré comme un mets de choix en France, consistait à le gaver de millet blanc, puis à le noyer dans de l'Armagnac.
Particulièrement controversée, cette méthode de préparation a été interdite en France en 1999 et bannie dans toute l'Union européenne en 2007. Malgré ces interdictions, un marché noir a perduré et les autorités françaises ont été critiquées pour leur manque de fermeté dans l'application de la loi.
18. Irn-Bru
Connaissez-vous la deuxième boisson écossaise la plus emblématique après le whisky ? D’un orange vif presque fluorescent, cette boisson gazeuse culte est réputée pour ses vertus contre la gueule de bois… et pour son goût aussi clivant qu’inoubliable.
Vous ne la trouverez pas dans certains pays comme le Canada, en raison de la présence de Ponceau 4R, un colorant alimentaire soupçonné de favoriser l’hyperactivité. Des versions conformes, sans cet additif, sont toutefois autorisées à la vente. À noter que la boisson a même été interdite dans un complexe de golf en Écosse, par crainte… qu’elle ne tache la moquette !
17. Casu marzu
Spécialité traditionnelle sarde, le casu marzu – littéralement « fromage pourri » – est un fromage de brebis affiné de manière peu commune : on y introduit des larves de mouche qui accélèrent la fermentation en le digérant partiellement. La plupart du temps, ce fromage se consomme alors que les larves sont encore bien vivantes.
Un mets aussi odorant que risqué puisque l’acide gastrique ne suffit pas toujours à détruire les larves, qui peuvent survivre dans l’intestin et attaquer les organes. En raison de ces dangers sanitaires, le casu marzu est interdit à la vente dans l’Union européenne et aux États-Unis.
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16. Marmite
Avec son slogan culte « love it or hate it » (On aime ou on déteste), la célèbre pâte à tartiner à base de levure divise les Britanniques… mais fait aussi partie intégrante de leur culture. À tel point qu’elle figure parmi les produits les plus souvent confisqués aux contrôles de sécurité des aéroports.
Si la plupart des pays autorisent sa vente et son importation, c’est une tout autre histoire au Danemark. En 2011, les autorités danoises ont restreint la commercialisation de Marmite en raison de son enrichissement en vitamines et minéraux. Dans le pays, tout aliment fortifié doit recevoir une autorisation préalable des autorités sanitaires avant d’être mis en vente.
15. Le café
Le café n’a pas toujours été considéré comme la boisson idéale pour bien commencer la journée. Au XVIe siècle, l’Église catholique a tenté d’en interdire la consommation en Europe, le jugeant suspect. Plus tard, en 1675, le roi Charles II d’Angleterre a voulu fermer tous les cafés, craignant qu’ils ne deviennent des foyers de contestation politique. Son décret a toutefois été annulé deux jours avant son entrée en vigueur.
L’interdiction du café ne s’est pas arrêtée là : en 1633, le sultan Murad IV a instauré une loi similaire à Istanbul, punissant sévèrement les buveurs de café. Plus récemment, ce n’est pas le café lui-même, mais l’un de ses accompagnements qui a été banni : le Coffee-Mate, la célèbre crème à café de Nestlé, a été interdit dans certains pays européens en raison de sa teneur en acides gras trans.
14. Les œufs Kinder Surprise
Rassurez-vous, le chocolat Kinder ne contient aucun ingrédient nocif. Si cette friandise emblématique est interdite aux États-Unis, c’est en raison du jouet caché à l’intérieur de l’œuf, considéré comme un risque d’étouffement. La FDA (Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) interdit en effet la présence d’un objet non comestible dans un aliment. Heureusement, une version adaptée au marché américain, le Kinder Joy, est désormais disponible, permettant aux amateurs de chocolat de profiter d’une alternative sans danger… et tout aussi gourmande.
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13. Le fugu
Le fugu, ou poisson-globe venimeux, est une véritable délicatesse au Japon et en Corée, mais sa consommation a souvent été comparée à une partie de roulette russe. Ce poisson contient une neurotoxine redoutable, la tétrodotoxine, qui peut provoquer une paralysie musculaire fatale, entraînant l’asphyxie si la préparation n’est pas parfaitement maîtrisée.
En raison de sa dangerosité, le fugu est interdit en Europe et ne peut être préparé qu’au Japon par des chefs spécialement formés et agréés. En revanche, ce mets prisé est plus largement disponible en Chine, où il est proposé dans certains restaurants spécialisés.
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12. Le durian
Ce fruit atypique, très apprécié en Asie du Sud-Est, est consommé malgré son odeur particulièrement forte. Comparée à celle d’oignons pourris, de chaussettes de sport, d’eaux usées ou même de chair en décomposition, son effluve est si puissante qu’en 2018, une université australienne a dû être évacuée lorsque des étudiants ont confondu l’odeur âcre du durian avec celle d’une fuite de gaz.
Pas étonnant, donc, que ce fruit controversé soit interdit dans certains espaces publics et transports en commun, notamment à Singapour, où il est strictement réglementé.
11. Le lait cru
Le lait cru, ou lait non pasteurisé, est largement consommé en Europe, où ses amateurs louent son goût plus riche et son rôle essentiel dans la fabrication de certains des meilleurs fromages du monde. Pourtant, il est interdit dans certains États américains et au Canada, où les fromages au lait cru non affinés pendant au moins 60 jours sont également prohibés.
Pourquoi une telle restriction ? Parce que le lait non pasteurisé peut être un vecteur de bactéries dangereuses, telles que la listéria, les salmonelles, l’E. coli ou encore Campylobacter, présentant des risques pour la santé.
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10. Les barres chocolatées Penguin de McVitie’s
En 2014, les autorités canadiennes ont intercepté une cargaison de produits importés ne respectant pas les normes de la Canadian Food Inspection Agency (Agence canadienne d’inspection des aliments). Parmi eux, les célèbres barres chocolatées britanniques Penguin, interdites de vente au Canada car elles étaient « enrichies en vitamines et en minéraux », une particularité non conforme aux réglementations locales.
L’affaire a provoqué une vive réaction au Royaume-Uni, mais il s’agissait en réalité d’un malentendu : ce lot de barres Penguin n’était pas destiné au marché canadien. Pour être commercialisées au Canada, les barres chocolatées doivent être fabriquées selon une recette spécifique conforme aux normes nationales.
9. Les kebabs
Soucieuse de préserver l’authenticité de sa culture culinaire, la mairie de Vérone a adopté un amendement controversé interdisant la vente de nourriture non italienne dans cette ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Concrètement, l’ouverture de nouveaux kebabs et autres fast-foods a été prohibée, au prétexte qu’ils porteraient atteinte à l’esthétique de la ville.
Vérone n’est pas un cas isolé : Venise et Florence ont instauré des réglementations similaires pour protéger leur patrimoine gastronomique. Toutefois, cette décision a suscité la controverse, certains y voyant une mesure discriminatoire à l’encontre des commerçants immigrés.
8. Les nouilles instantanées
En juin 2024, les amateurs danois de nouilles instantanées ont dû faire une croix sur certaines variétés ultra-épicées, jugées trop dangereuses par les autorités. Dans le viseur de la Danish Veterinary and Food Administration (Administration vétérinaire et alimentaire danoise) : les sachets « ragoût de poulet épicé » et « poulet piquant épicé x2 » de la marque Samyang, ainsi que le « poulet piquant et épicé x3 » de Buldak.
Selon l’agence, la concentration de capsaïcine dans une seule portion était « si élevée qu’elle présentait un risque d’empoisonnement aigu » pour le consommateur. Une interdiction qui a fait grimacer les amateurs de sensations fortes… avant même d’y goûter!
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7. Le poulet américain
Ce n’est pas tant le poulet lui-même qui pose problème, mais plutôt sa méthode de préparation. Aux États-Unis, il est courant de laver les volailles au chlore pour éliminer les bactéries nocives. En revanche, dans l’Union européenne, cette pratique est interdite depuis 1997.
Cette interdiction vise à garantir des normes d’hygiène strictes tout au long du processus d’élevage et de production, plutôt que de compenser d’éventuelles lacunes par un traitement chimique en fin de chaîne. Toujours en vigueur, cette réglementation empêche donc l’importation de poulet américain sur le marché européen.
6. Le ketchup
Depuis sa création, le ketchup s’est retrouvé au cœur de nombreuses controverses alimentaires. En France, il a été banni des écoles primaires, tandis qu’au Royaume-Uni, deux entraîneurs de Premier League l’ont interdit dans les cantines de leurs clubs.
Mais le scandale le plus retentissant à l’échelle internationale a éclaté en Israël, où les autorités ont exigé que la marque Heinz rebaptise son produit « assaisonnement à la tomate », estimant qu’il ne contenait pas assez de tomates pour être officiellement qualifié de ketchup. Une décision qui a fait couler autant d’encre que de sauce !
5. Les M&M’s
Les M&M’s font partie des bonbons emblématiques de nombreux pays, avec des boutiques entières dédiées à leurs produits dérivés. Pourtant, en 2016, la marque a perdu une longue bataille juridique en Suède face à Marabou, un fabricant local de cacahuètes enrobées de chocolat.
À la suite de cette décision, M&M’s n’a plus le droit d’utiliser les lettres minuscules « m&m » sur ses emballages, rendant leur vente techniquement interdite dans le pays. Mais tout n’est pas perdu pour les amateurs suédois de ces bonbons multicolores : des paquets de M&M’s ont été repérés en Suède… avec des lettres majuscules sur l’emballage ! Une astuce marketing pour contourner l’interdiction et continuer de faire fondre les gourmands.
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4. Les hamburgers saignants
Si vous aimez les hamburgers saignants, vous pourriez avoir du mal à en trouver partout. Les agences de sécurité alimentaire, telles que Food Standards Scotland en Écosse, la Food Standards Agency au Royaume-Uni et le Ministry for Primary Industries en Nouvelle-Zélande, ont mis en place des réglementations strictes sur la cuisson des steaks hachés.
Contrairement aux steaks entiers, où les bactéries se trouvent généralement à la surface et peuvent être éliminées par une simple saisie, la viande hachée peut contenir des bactéries à l’intérieur même de la galette. Une cuisson insuffisante peut donc présenter un risque sanitaire, justifiant ces restrictions visant à éviter les intoxications alimentaires.
3. Les Cheetos Flamin’
En septembre 2024, le système scolaire public de Californie a adopté des mesures strictes pour favoriser la santé et le bien-être des élèves. Parmi les décisions phares, l’interdiction des colorants alimentaires artificiels bleu 1, bleu 2, vert 3, rouge 40, jaune 5 et jaune 6, qui entrera en vigueur d’ici fin 2027 dans tout l’État.
Cette réglementation contraint des marques emblématiques comme Cheetos, avec ses Flamin’, et M&M’s à modifier leurs recettes avant la date limite, sous peine d’être interdits en Californie. Une révolution alimentaire qui pourrait bien inspirer d’autres États américains.
2. Le pop-corn
Rassurez-vous, votre en-cas préféré au cinéma n’a pas été banni en douce ! Pourtant, au début du XXe siècle, le pop-corn était interdit dans les salles de cinéma, jugé trop bruyant et responsable de tapisseries et moquettes tachées.
Avec l’essor du cinéma parlant et sa démocratisation, l’ambiance s’est assouplie et le pop-corn a fait son grand retour. Dans les années 1940, une nouvelle tentative d’interdiction a vu le jour, mais elle n’a pas fait long feu. Depuis, le pop-corn et le cinéma forment un duo inséparable, pour le plus grand plaisir de nombreux spectateurs… et des exploitants de salles !
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1. Les vermicelles en sucre
Aussi surprenant que cela puisse paraître, certains vermicelles en sucre arc-en-ciel sont interdits dans l’Union européenne et au Royaume-Uni. La raison ? La plupart des paillettes en sucre fabriquées aux États-Unis contiennent du E127, un colorant alimentaire soumis à des restrictions strictes en Europe, car il a été associé à l’hyperactivité chez les enfants et n'est autorisé que dans certains produits.
Cette interdiction a fait grand bruit en octobre 2021, lorsqu’une boulangerie de Leeds, Get Baked, en Angleterre, s’est retrouvée au cœur d’un scandale improbable après avoir utilisé des vermicelles en sucre américains jugés « illégaux sur ses pâtisseries. Face à la controverse, l’établissement a finalement opté pour une alternative sans E127, mettant fin à cette tempête… sucrée.
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