15 sites anciens INCROYABLES hors des sentiers battus
Des trésors bien cachés
Le Machu Picchu, Stonehenge, le Parthénon ou encore les pyramides d’Égypte… Autant de noms qui évoquent à eux seuls le passé glorieux des grandes civilisations. Hélas, la notoriété de ces sites a un prix : un tourisme de masse qui laisse peu de place à la contemplation.
Alors, pour celles et ceux qui préfèrent s’aventurer hors des sentiers battus, nous avons réuni une sélection de merveilles anciennes tout aussi fascinantes, mais encore méconnues du grand public.
Partons ensemble à la découverte de ces lieux aussi majestueux que discrets…
Adaptation française par Lisa Reymonet
Les grottes de Longmen, Chine
Certes, les immenses grottes de Longmen attirent de nombreux touristes, mais elles restent dans l’ombre des sites emblématiques de la Chine, comme la Grande Muraille ou l’Armée de terre cuite.
Pourtant, avec leurs milliers de cavités creusées à flanc de falaise le long de la rivière Yi, au sud de Luoyang, et leur remarquable collection de statues, stèles, inscriptions et pagodes, elles constituent un joyau de l’art bouddhique chinois.
Les grottes de Longmen, Chine
La grotte de Guyang est la première du site à avoir vu le jour, sous le règne de l’empereur Xiaowen de la dynastie Wei du Nord, au Vᵉ siècle. Mais, aujourd’hui, la plupart des cavités encore visibles datent de la période Tang, qui s’étend du VIIᵉ au Xᵉ siècle. C’est à cette époque qu’est sculpté le plus vaste sanctuaire du site, le Fengxian Si (en photo), un ensemble monumental de neuf statues colossales, dont un Bouddha de 17 mètres de haut.
Si le temps a effacé leurs couleurs vives d’origine, les sculptures n’en demeurent pas moins, selon l’UNESCO, une « manifestation exceptionnelle de la créativité artistique humaine ».
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Baalbek, Liban
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le plus vaste temple jamais érigé par les Romains ne se trouve ni à Rome, ni même en Italie. Pour le découvrir, il faut traverser la Méditerranée et rejoindre la vallée de la Bekaa, au cœur du Liban.
C’est là, dans l’ancienne cité de Héliopolis (aujourd’hui Baalbek) que se dressent six colonnes monumentales, ultimes vestiges du temple de Jupiter, dont la cour centrale mesurait plus de 105 mètres sur 103 !
Baalbek, Liban
À Baalbek, tout semble avoir été pensé à l’échelle des titans. Si le temple de Jupiter est le plus emblématique de ce site, le sanctuaire de Bacchus (photo), construit au IIᵉ siècle, impressionne tout autant par ses dimensions que par son remarquable état de conservation. Miraculé de l’Histoire, il a résisté aux passages successifs des Romains, des Byzantins, des Arabes, des croisés, des Mongols, des Ottomans et à plusieurs séismes.
Pour bâtir de tels monuments, les constructeurs ont dû extraire et façonner des blocs de pierre colossaux : plus de 750 tonnes pour ceux du podium du temple de Jupiter et jusqu’à 1 650 tonnes pour un imposant monolithe baptisé « la pierre oubliée ».
Edzná, Mexique
Lorsque l’on pense aux grandes cités mayas du Mexique, des noms comme Chichén Itzá, Calakmul, Uxmal ou Palenque viennent spontanément à l’esprit. Mais pour celles et ceux qui préfèrent s’éloigner de la foule, la cité d’Edzná, dans l’État de Campeche, offre une alternative paisible.
Occupé dès 600 av. J.-C., le site s’est développé au fil des siècles jusqu’à accueillir, à son âge d’or, près de 25 000 habitants. Abandonné à la fin du XVᵉ siècle, il laisse derrière lui un ensemble architectural d’une remarquable diversité.
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Edzná, Mexique
L’édifice le plus emblématique d’Edzná se dresse à l’est de la place principale : un temple à cinq niveaux, surmonté d’une crête faîtière typique de l’architecture mésoaméricaine. À ses côtés, d’autres structures retiennent l’attention, comme le temple des Masques, décoré d’effigies du dieu solaire Kinich Ahau, ainsi qu’un terrain de jeu de balle, lieu central de la vie communautaire dans les cités mayas.
Pour celles et ceux qui aiment prendre leur temps, Edzná réserve un privilège devenu rare : le calme. Les visiteurs y sont peu nombreux. D’ailleurs, le site accueille en une année à peine autant de touristes que Chichén Itzá en une seule journée ! Une tranquillité également très appréciée des iguanes, qui n’hésitent pas à se prélasser sur les pierres chaudes.
Mohenjo-Daro, Pakistan
Considérée comme l’une des premières civilisations de l’Histoire, celle de la vallée de l’Indus place Mohenjo-Daro parmi les prétendantes les plus sérieuses au titre de « cité la plus ancienne du monde ». Centre majeur de la région, le site a été fondé vers 2500 avant notre ère sur les rives du fleuve, dans l’actuelle province pakistanaise du Sind.
Il témoigne d’un urbanisme étonnamment abouti pour l’époque : plan en grille, organisation précise des quartiers et séparation nette entre deux zones principales, à savoir la citadelle et la ville basse. À son apogée, il aurait compté jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’habitants.
Mohenjo-Daro, Pakistan
Comme le suggère le nom de la ville, qui se traduit littéralement par « le mont des morts », la citadelle s’élevait sur une butte. Parmi ses infrastructures notables : un vaste bassin public alimenté par le fleuve ainsi que des espaces de rassemblement et un grenier à grains. Dans la partie basse de la ville, les habitations en briques cuites étaient dotées de systèmes de drainage et plusieurs centaines de puits étaient accessibles à la population.
Hélas, Mohenjo-Daro fut peu à peu abandonnée après plusieurs inondations et le centre de la civilisation de l’Indus fut déplacé à Harappa.
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Newgrange, Irlande
C’est dans la vallée de la Boyne, au cœur du comté de Meath, que se trouve Brú na Bóinne. Lors de son inscription au patrimoine mondial en 1993, l’UNESCO a décrit ce site comme « l’exemple le plus important d’un ensemble préhistorique mégalithique en Europe ».
Il tient sa renommée de Newgrange, un tumulus circulaire du IVᵉ millénaire avant notre ère aux dimensions impressionnantes : 85 mètres de diamètre pour 13 mètres de haut. Au-delà de sa fonction funéraire, le site jouait un rôle majeur dans les rites et cérémonies du Néolithique.
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Newgrange, Irlande
Certains des grands blocs monolithiques qui bordent le tumulus de Newgrange arborent de magnifiques motifs gravés au moyen d’outils en pierre. Le plus remarquable d’entre eux se trouve à l’entrée du couloir principal, qui mène à une petite chambre intérieure.
Chaque année, au moment du solstice d’hiver, les rayons du soleil levant s’alignent parfaitement avec ce passage et l’illuminent durant dix-sept minutes. Un phénomène rare, très attendu, mais réservé à quelques privilégiés. Des dizaines de milliers de personnes participent à un tirage au sort dans l’espoir de faire partie des chanceux qui pourront vivre ce moment unique depuis l’intérieur du monument.
Chogha Zanbil, Iran
En 1935, des explorations pétrolières menées dans le sol iranien permettent d’exhumer un trésor insoupçonné : les vestiges d’une vaste cité antique. Au fil des fouilles, un palais et plusieurs temples émergent, témoins du faste de l’ancienne métropole élamite Dur Untash. Au sud-ouest de l’Iran actuel, l’Élam s’était imposé comme l’une des grandes civilisations du Proche-Orient ancien, au même titre que Sumer et Babylone.
Construite au XIIIᵉ siècle avant notre ère à la gloire du dieu Inshushinak, entre autres, la cité s’organise autour de trois enceintes concentriques qui abritent temples, palais et tombeaux royaux, tous plus majestueux les uns que les autres.
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Chogha Zanbil, Iran
Au cœur de la cité actuellement connue sous le nom de Chogha Zanbil, se dresse l’édifice le plus imposant : une ziggourat, une tour à degrés de forme rectangulaire. Considérée comme l’une des plus remarquables jamais construites hors de Mésopotamie, la structure culmine aujourd’hui à 24 mètres de hauteur, soit moins de la moitié de sa taille originelle, selon les estimations.
Au VIIᵉ siècle av. J.-C., les armées assyriennes, menées par le roi Assurbanipal, dévastent la région et précipitent la chute de Dur Untash.
Bandurria, Pérou
La plus ancienne civilisation américaine connue est celle de Norte Chico, également appelée Caral-Supe, qui a prospéré au IIIᵉ millénaire av. J.-C. dans une région côtière de l’actuel Pérou. Bien avant les Égyptiens et les Grecs, ses habitants ont érigé des pyramides monumentales et des amphithéâtres. Fait remarquable, l’absence de fortifications autour du site suggère une société sans conflit majeur, vraisemblablement pacifique.
La capitale se trouvait à Caral, dans le désert de la vallée de Supe, mais le site de Bandurria, un peu plus au sud de la ville actuelle de Huacho, pourrait être encore plus vieux.
Bandurria, Pérou
Depuis la découverte de Bandurria, près du fleuve Huaura, en 1973, les fouilles archéologiques ont mis au jour une zone de plus de 50 hectares qui abrite les vestiges monumentaux de deux plateformes et de plusieurs places circulaires en contrebas.
Pour ériger ces structures, la civilisation de Norte Chico utilisait des shicras : des filets tressés en herbes et en roseaux remplis de pierres que les bâtisseurs plaçaient dans les tranchées afin de consolider les murs, à la manière des sacs de sable actuels. C’est d’ailleurs à cette technique ingénieuse que l’on doit l’état de conservation remarquable de ce site, vieux de plus de 5 000 ans.
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Délos, Grèce
Dans la mythologie grecque, la déesse titanide Léto, enceinte de Zeus, trouva refuge sur l’île de Délos pour échapper à la jalousie vengeresse d’Héra, l’épouse de ce dernier. Elle y mit au monde des jumeaux : Apollon, dieu du Soleil, et Artémis, déesse de la Chasse.
Minuscule îlot des Cyclades perdu au milieu de la mer Égée et éclipsé par sa voisine Mykonos, Délos était pourtant déjà un haut lieu sacré. Mais selon la légende, c’est cette double naissance divine qui aurait fait de l’île l’un des plus grands centres spirituels de la Grèce antique.
Délos, Grèce
Le statut sacré de Délos était tel qu’il était interdit d’y donner ou perdre la vie. Les femmes sur le point d’accoucher tout comme les personnes mourantes devaient donc quitter l’île. Sans surprise, le lieu a vu fleurir de nombreux temples, dont un sanctuaire dédié à Apollon, où une statue colossale du dieu a été découverte.
Parmi les autres édifices remarquables : un théâtre, un stade et une salle hypostyle (un vaste espace fermé dont le plafond est soutenu par des colonnes). Avec ses marchés animés et son port en effervescence, Délos jouait aussi un rôle commercial majeur.
Mais, à l’heure actuelle, l’un des sites incontournables de l’île est sans conteste la terrasse des Lions : une enfilade de statues de marbre, aujourd’hui remplacées par des copies, mises au jour par des fouilles archéologiques.
Koh Ker, Cambodge
Au nord du Cambodge, en plein milieu de la jungle, ce vaste complexe de temples émerge à peine de la canopée. Envahi par la végétation et dépouillé de nombre de ses trésors, ce site reculé ne ressemble en rien à ce que l’on imagine d’une capitale impériale.
Et pourtant, peu après sa construction au Xᵉ siècle, Koh Ker a été, durant une brève période, le siège du puissant empire khmer, celui-là même qui, quelques siècles plus tard, érigerait le célèbre site d’Angkor Wat.
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Koh Ker, Cambodge
L’édifice le plus impressionnant de Koh Ker (ou Chok Gargyar, son nom en vieux khmer) est le double sanctuaire de Prasat Thom. La pyramide à sept niveaux, haute de 36 mètres, domine la forêt environnante de sa silhouette imposante. Non loin de là, les cinq tours de briques de Prasat Pram, lentement englouties par les racines tentaculaires des figuiers étrangleurs, semblent, elles, tout droit sorties d’un film d’aventure.
Le site est en réalité bien plus vaste, mais les touristes doivent se contenter de ces quelques bâtiments : la jungle n’a pas encore été entièrement déminée et une partie des monuments reste à ce jour inaccessible.
Amphithéâtre d’El Jem, Tunisie
Si la grandeur des amphithéâtres romains devait se résumer à un seul exemple, ce serait sans doute le Colisée, silhouette emblématique de Rome depuis le Iᵉʳ siècle de notre ère. Pourtant, au cœur de la ville tunisienne d’El Jem (ou El Djem) se dresse l’un des plus vastes et des mieux préservés de ces édifices, une preuve saisissante de la puissance de Rome en Afrique du Nord.
Lors de son édification, vers l’an 238, la ville portait le nom de Thysdrus et faisait partie intégrante de la province romaine d’Afrique.
Amphithéâtre d’El Jem, Tunisie
Avec ses trois niveaux de gradins, l’amphithéâtre d’El Jem pouvait accueillir jusqu’à 35 000 spectateurs lors de combats de gladiateurs et d’autres grands événements. Après le départ des Romains, l’édifice fait tour à tour office de forteresse, de refuge pour la population civile, puis de lieu de vie partagé où s’installent commerçants et habitants.
L’histoire du monument connaît un tournant en 1979, avec son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO, et son apparition remarquée dans la comédie britannique Monty Python : La Vie de Brian.
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Moray, Pérou
Enclavé au cœur des Andes, ce site inca évoque, à première vue, un amphithéâtre sculpté dans la montagne. Mais ici, point de spectacle : ces vastes terrasses circulaires édifiées il y a entre 500 et 1 000 ans auraient en fait servi à des expérimentations agricoles d’une ingéniosité remarquable.
Dotées d’un système d’irrigation (un véritable exploit à 3 500 mètres d’altitude), elles auraient été conçues pour recréer des conditions climatiques adaptées à différents types de culture.
Moray, Pérou
L’idée derrière les terrasses de Moray était d’exposer chaque palier à des degrés variables d’ensoleillement et de vent, afin d’obtenir autant de microclimats distincts, et, in fine, de multiplier les types de plantes cultivées. Aujourd’hui encore, l’écart de température entre la terrasse la plus haute et la plus basse peut atteindre 15 °C !
Et la vocation nourricière du lieu perdure : ouvert depuis 2018, le restaurant MIL élabore ses menus à partir d’ingrédients cultivés par les agriculteurs locaux.
Göbekli Tepe, Turquie
Dans les années 1960, ce site archéologique perché sur une colline de Turquie est relégué au rang de simple cimetière médiéval. Il faudra attendre près de trente ans pour qu’une campagne de fouilles, menée par l’archéologue allemand Klaus Schmidt, révèle en réalité un lieu de culte néolithique, aujourd’hui considéré comme le plus ancien temple jamais découvert.
Pour situer l’importance historique de Göbekli Tepe, qui se traduit littéralement par « colline ventrue » : on estime que sa construction aurait été achevée 6 000 ans avant Stonehenge. Ces mégalithes auraient donc entre 10 000 et 11 500 ans.
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Göbekli Tepe, Turquie
Les grandes pierres de Göbekli Tepe sont agencées en cercles, qui intègrent également des piliers en forme de T ornés de gravures d’animaux sauvages (renards, serpents, gazelles, lions ou encore scorpions). Face à l’absence d’indice de vie quotidienne, les archéologues ont déduit qu’il ne s’agissait pas d’un lieu d’habitation, mais bien d’un espace exclusivement dédié aux rituels.
En 2018, le site a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Obélisque d’Aksoum, Éthiopie
En 1937, l’Italie fasciste envahit l’Éthiopie et n’hésite pas, au passage, à faire main basse sur un véritable trésor national : un obélisque monumental de 24 mètres de haut et de 160 tonnes, érigé au IVᵉ siècle dans le royaume d’Aksoum. À son apogée, cet empire prospère s’étendait du Sahara jusqu’aux confins de la péninsule Arabique.
Découpé pour le transport, ce colosse de pierre millénaire est ensuite réassemblé à Rome, puis exposé en plein cœur de la capitale italienne. Il faudra attendre 2005 pour que l’ensemble soit enfin restitué à sa patrie d’origine.
Obélisque d’Aksoum, Éthiopie
Aujourd’hui, l’obélisque d’Aksoum se dresse de nouveau fièrement sur le sol éthiopien. Avec ses fausses portes sculptées à la base et ses fenêtres en trompe-l’œil gravées sur toute sa hauteur, il demeure un témoignage fascinant du passé. Il n’est certes pas le seul vestige de ce type, mais la plupart des autres obélisques se sont effondrés au fil du temps et aucun n’égalait sa grandeur ni le raffinement de ses ornements.
La conversion du royaume au christianisme, au milieu du IVᵉ siècle, met finalement un terme à ce genre de construction. Sur cette photo, les fragments d’un obélisque encore plus imposant, haut autrefois de 33 mètres, reposent toujours là où ils se sont écroulés.
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Pura Lempuyang Luhur, Indonésie
Si le nom de ce temple hindou vous est familier, c’est probablement parce que vous avez déjà vu passer sur les réseaux sociaux cette entrée emblématique, devenue un incontournable des photos de voyage. Surnommée « les portes du paradis », cette structure est un bel exemple de candi bentar. Ce portail scindé typique de l’architecture balinaise se compose de deux piliers finement sculptés qui encadrent l’accès au sanctuaire en une symétrie parfaite.
Mais la splendeur du lieu ne se limite pas à sa spectaculaire entrée : à l’intérieur, trois magnifiques portails paduraksa mènent vers le sanctuaire principal.
Pura Lempuyang Luhur, Indonésie
Le temple de Lempuyang fait partie d’un ensemble de sanctuaires hindous, appelés pura, dispersés sur les pentes du mont Lempuyang. Hautement sacré, ce site est considéré comme l’un des « six sanctuaires du monde », parmi les lieux de culte les plus vénérés de Bali.
Si de nombreux visiteurs s’arrêtent aux fameuses portes, celles et ceux qui le souhaitent peuvent prolonger leur voyage spirituel avec une randonnée d’environ quatre heures.
Chand Baori, Inde
Les puits à degrés sont assez courants en Inde. Ces vastes réservoirs creusés dans le sol permettent de stocker l’eau pendant la mousson, en prévision des périodes de sécheresse. Mais rares sont ceux qui peuvent rivaliser avec le site de Chand Baori…
Telle une pyramide inversée, cette structure s’enfonce sur 30 mètres de profondeur. Elle compte treize niveaux et plus de 3 500 marches disposées en volées symétriques sur trois de ses faces. La quatrième abrite quant à elle des galeries et des pièces aménagées pour accueillir les dignitaires de passage.
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Chand Baori, Inde
On raconte que Chand Baori aurait été nommé en l’honneur d’un souverain local du Rajasthan. Édifié au VIIIᵉ siècle, le site est bien plus qu’un simple puits : il constitue un lieu de rassemblement communautaire. Les habitants se réunissaient (et se réunissent encore aujourd’hui) dans la partie basse du bâtiment pour profiter de la fraîcheur. Ces niveaux sont d’ailleurs ornés de riches décorations à forte connotation spirituelle.
Pour celles et ceux qui souhaiteraient prolonger la visite, le temple Harshat Mata, tout proche, mérite, lui aussi, largement le détour.
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