Ces 15 avions mythiques qui ont changé l’histoire de l’aviation
L’aviation moderne leur doit tout
De la pandémie de COVID-19 à la transition écologique, ces dernières années ont été tumultueuses pour l’industrie aéronautique. Pourtant, depuis l’avènement du jet jusqu’à l’apogée – puis au déclin – des avions supersoniques, le secteur de l’aviation est toujours parvenu à surmonter les turbulences.
Retour en images sur les avions commerciaux qui ont laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de l’aviation.
Adaptation française par Aurore Mettifogo
Années 1910 : le Benoist Type XIV
Conçu par Thomas W. Benoist, cet hydravion à l’aspect plutôt rudimentaire a effectué le tout premier vol commercial de l’histoire en janvier 1914, en reliant St. Petersburg à Tampa, deux villes de Floride. Il s’agissait de l’un des deux avions de la St Petersburg-Tampa Airboat Line.
Années 1910 : le Benoist Type XIV
Après ce premier vol, la compagnie aérienne a poursuivi ses opérations entre les deux villes, survolant la baie de Tampa. Le billet coûtait alors 5 $ (soit l’équivalent d’environ 150 € aujourd’hui) pour un vol de 23 minutes. Toutefois, l’avion était si petit qu’il ne pouvait accueillir qu’un seul passager, assis aux côtés du pilote, ce qui a vite compromis la rentabilité du vol.
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Années 1910 : le Benoist Type XIV
Après avoir transporté 1 205 passagers en trois mois, la compagnie aérienne a fait faillite, et le Benoist est devenu une curiosité prisée par les élites. En 1984, une réplique volante de l’appareil a été construite pour fêter le 70e anniversaire du vol ; elle est à présent exposée au musée d’histoire de St. Petersburg.
Années 1910 : le Handley Page H.P.42
Seuls quatre de ces biplans à quatre moteurs ont été construits, mais leur impact sur l’aviation commerciale a été considérable, en particulier en Grande-Bretagne. Conçu par Handley Page, le premier exemplaire de ce modèle a été acheté par la compagnie Air Transport and Travel, Ltd. (qui deviendra plus tard Imperial Airways puis British Airways). À l’époque, il s’agissait du plus grand biplan jamais construit. Le Handley Page H.P.42 a effectué son premier vol en 1919, entre Londres et Paris, avec un seul passager à bord : un journaliste.
Années 1910 : le Handley Page H.P.42
Le Handley Page H.P.42 a été le premier grand succès de la compagnie aérienne Imperial Airways. Adapté aux terrains non aménagés, il se prêtait parfaitement aux décollages depuis les pistes en gazon de l’aéroport de Croydon, au sud de l’Angleterre. Il était aussi capable d’atterrir plus aisément et en toute sécurité sur les terrains désertiques d’Afrique et d’Asie. Cet appareil a ainsi contribué à l’établissement des vols long-courriers et à la construction de nombreux petits aéroports à travers l’Afrique, dont beaucoup sont encore utilisés aujourd’hui. Sur cette photo prise au Pakistan en 1934, on peut voir l’un de ces avions.
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Années 1910 : le Handley Page H.P.42
Seule l’élite pouvait s’offrir un vol à bord de cet appareil. Hauts fonctionnaires et hommes d’affaires aisés s’y retrouvaient pour savourer le raffinement d’Imperial Airways : repas en sept services, moquette luxueuse et bar élégant. Hélas, tous les H.P.42 ont été détruits, certains ayant été réquisitionnés par la RAF et détruits pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, il n’en reste que quelques images d’archives.
Années 1930 : le De Havilland DH89 Dragon Rapide
Lancé en 1934, le De Havilland Dragon Rapide a connu un succès immédiat auprès des opérateurs régionaux et indépendants de l’industrie aéronautique, avec plus de 700 exemplaires construits et vendus dans le monde. Fabriqué en bois et en contreplaqué, cet avion pouvait au départ transporter six à huit passagers. Les modèles ultérieurs ont été modernisés avec un chauffage en cabine, des hublots plus grands et des sièges rembourrés.
Années 1930 : le De Havilland DH89 Dragon Rapide
Avec ses coûts d’exploitation réduits et la possibilité d’être piloté par une seule personne, cet avion a même donné naissance à la première compagnie aérienne low-cost : Hillman’s Airways, qui fusionnera plus tard pour former British Airways. Si la compagnie exploitait également deux autres modèles De Havilland pour ses vols intérieurs, c’est un De Havilland Dragon qui lui a ouvert les portes de l’international en reliant la ville anglaise de Romford à l’aéroport du Bourget à Paris.
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Années 1930 : le De Havilland DH89 Dragon Rapide
Il est encore possible aujourd’hui de voler à bord d’un Dragon Rapide grâce à Classic Wings, une société britannique spécialisée dans les vols touristiques au-dessus de Cambridge, Londres, Ely et Newmarket. Les deux avions de la compagnie ont été restaurés pour répondre aux normes actuelles, et le tarif (à partir de 99 £, soit environ 120 €) inclut l’entrée au musée impérial de la guerre de Duxford.
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Années 1930 : le Douglas DC-3
Après son premier vol au milieu des années 1930, le Douglas DC-3 est vite devenu le choix de prédilection de nombreuses compagnies aériennes bien établies. Aujourd’hui, environ 170 avions de ce type sont toujours utilisés pour le transport de passagers ou de fret. Cet appareil – l’un des premiers dotés d’un train d’atterrissage rétractable et le tout premier à réaliser des profits en transportant uniquement des passagers – a véritablement révolutionné le transport aérien commercial.
Années 1930 : le Douglas DC-3
Construit par la Douglas Aircraft Company, une entreprise américaine, cet avion a effectué son vol inaugural le 17 décembre 1935 depuis Clover Field, à Santa Monica, en Californie, avant de révolutionner les voyages transcontinentaux aux États-Unis. Il pouvait relier la côte ouest à la côte est du pays en seulement 15 heures, avec trois escales pour le ravitaillement. En 1945, lorsque la production a cessé, environ 13 000 exemplaires avaient été assemblés.
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Années 1930 : le Douglas DC-3
La cabine ressemblait à celle des avions de ligne d’aujourd’hui, même si le service à bord était d’une qualité bien supérieure. À l’époque, les passagers du Douglas DC-3 se voyaient servir des cocktails et des steaks à bord. Une fois que l’avion avait atteint son altitude de croisière, les pilotes se rendaient souvent dans la cabine pour saluer les voyageurs, et les vols de nuit disposaient de couchettes avec rideaux, couettes et matelas en plumes.
Années 1940 : le De Havilland Comet
Originaire de Grande-Bretagne, le De Havilland Comet a été le premier avion de ligne à réaction du monde. Construit à la fin des années 1940 et introduit sur le marché commercial en 1952, il se démarquait clairement de la concurrence, et pas seulement à cause de ses turboréacteurs. Son vol inaugural a décollé de l’aéroport de Londres (Heathrow aujourd’hui) à destination de Rome, avec 36 passagers et six membres d’équipage à bord. Mais Rome n’était que le premier arrêt de son voyage, qui le menait jusqu’à Johannesburg, en Afrique du Sud.
Années 1940 : le De Havilland Comet
À l’époque, la plupart des avions de ligne étaient équipés de cabines non pressurisées, les obligeant à voler à basse altitude et à traverser les intempéries plutôt que de les survoler. Autant dire que l’expérience était souvent peu agréable. Mais le De Havilland Comet allait révolutionner l’aviation. Grâce à sa cabine pressurisée, il pouvait atteindre une altitude de 40 000 pieds (12 192 m), offrant aux passagers une vue imprenable sur les nuages tout en leur garantissant un vol bien plus confortable.
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Années 1940 : le De Havilland Comet
Cet avion a connu des débuts prometteurs dans l’industrie aéronautique, mais malheureusement, un an après son entrée en service, trois accidents majeurs – dont deux sans aucun survivant – ont terni sa réputation. De nouvelles versions du Comet ont été lancées les années suivantes, mais les ventes ne se sont jamais entièrement redressées, surtout après l’introduction par Boeing de son premier avion à réaction, le 707. Le Comet a finalement effectué son dernier vol en 1997.
Années 1950 : le Sud Aviation Caravelle
Cet avion est encore bien plus révolutionnaire que ses étranges hublots triangulaires pourraient le laisser supposer. Le Sud Aviation Caravelle a été le premier avion à réaction produit pour le marché des courts et moyens courriers. Créé en France par SNCASE, il intégrait des éléments développés à l’origine pour le De Havilland Comet. Sa production a débuté au début des années 1950, et en 1957, Air France et Scandinavian Airline Systems (SAS) avaient déjà commandé leurs premiers Caravelle.
Années 1950 : le Sud Aviation Caravelle
Cet avion à réaction de première génération a effectué son premier vol commercial en 1959 pour SAS, avant de conquérir rapidement les compagnies aériennes à travers l’Europe, le Moyen-Orient, les États-Unis et l’Asie. Avec peu de concurrence à ses débuts, il s’est écoulé à 172 exemplaires au cours des quatre années suivant son lancement.
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Années 1950 : le Sud Aviation Caravelle
Le modèle d’origine pouvait transporter entre 90 et 99 passagers. Les versions suivantes ont porté cette capacité à 131 passagers, et ont été mises en service par des compagnies aériennes comme Air France, Lufthansa, United Airlines, SAS ou encore Thai Airways. L’appareil a cessé d’être exploité en 2005, mais plusieurs exemplaires sont encore visibles dans des musées et aérodromes répartis en Europe, en Amérique du Nord et en Afrique.
Années 1950 : le Boeing 707
Premier avion de ligne à réaction américain, le Boeing 707, a marqué un tournant dans l’industrie de l’aviation lorsqu’il a pris son envol pour la première fois en 1958. En concurrence directe avec la Douglas Aircraft Company, la société a misé d’énormes sommes d’argent sur le succès du 707, et le pari a payé lorsque Boeing a vendu et construit 1 010 modèles au total pour des compagnies aériennes commerciales entre 1958 et 1978. Dans les années 1960, le 707 dominait les vols intercontinentaux et ouvrait la voie au Boeing 747, qui est sans nul doute l’avion de ligne le plus célèbre du monde.
Années 1950 : le Boeing 707
Mais pourquoi le Boeing 707 a-t-il remporté un tel succès ? Tout d’abord, il était plus rapide que son principal concurrent – le Douglas DC-8 – et sa production a également démarré plus tôt. De plus, la société Boeing était disposée à effectuer des modifications coûteuses pour répondre aux besoins précis des différentes compagnies aériennes. Il faut noter qu’une telle flexibilité revenait cher, et bien que les ventes de Boeing 707 aient explosé, l’avion n’était pas particulièrement rentable. Les premiers appareils ont été commandés en 1955 par Pan-Am, une compagnie aérienne aujourd’hui disparue. Il mesuraient 44 mètres de long, avaient une envergure de 40 mètres et comptaient160 sièges.
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Années 1950 : le Boeing 707
Lorsque le tourisme de masse a véritablement décollé au début des années 1970, le 707 a été en grande partie remplacé par le large-porteur 747, qui pouvait accueillir beaucoup plus de passagers. Le dernier vol du Boeing 707 aux États-Unis a été opéré en 1983 par Trans World Airlines (TWA), entre Miami et New York. Les derniers 707 qui effectuaient des services réguliers appartenaient à la compagnie iranienne Saha Air, et leurs vols ont cessé en même temps que ceux de la compagnie aérienne, en 2013.
Années 1960 : le Concorde
Avion de ligne légendaire, le Concorde était le fruit d’un effort commun entre les entreprises de génie aéronautique britanniques et françaises. Lancé en 1969, il dépassait la vitesse du son et pouvait relier Paris à New York en seulement trois heures et demie (le record transatlantique du Concorde est de seulement deux heures et 52 minutes pour relier Londres à New York). Seuls 20 exemplaires de ces avions supersoniques révolutionnaires ont été construits, et tous ont été exploités soit par British Airways, soit par Air France.
Années 1960 : le Concorde
Le défi majeur pour le Concorde consistait à trouver de nouveaux couloirs aériens. En raison du bang supersonique, il n’était pas légal de le faire voler au-dessus des zones densément peuplées, ce qui limitait ses possibilités d’exploitation. Cependant, les ondes de choc n’atteignaient pas l’intérieur de la cabine, et les passagers remarquaient à peine quand ils franchissaient le mur du son, continuant tranquillement à déguster du caviar, du homard et de la pintade tandis que l’avion fendait les airs à une vitesse de 2 158 km/h.
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Années 1960 : le Concorde
Le Concorde a tiré sa révérence en 2003, mais sa disparition n’est pas directement liée au dramatique accident de 2000, où un avion d’Air France s’est écrasé après avoir pris feu peu après le décollage. Plus qu’un problème technique, c’est la rentabilité qui a scellé le sort du Concorde. Avec des coûts d’exploitation prohibitifs et des billets avoisinant les 4 500 €, seuls quelques rares privilégiés pouvaient s’offrir ce luxe. Aujourd’hui, plusieurs exemplaires trônent dans des musées du monde entier, tandis que certaines pièces iconiques de cet avion mythique, comme des sièges, des verres et même des freins, ont été vendues aux enchères.
Années 1960 : le Boeing 747
Surnommé le « roi des cieux », le Boeing 747 est sans doute l’avion de ligne le plus célèbre du monde. Premier avion quadriréacteur à double pont, il a effectué son vol inaugural en février 1969, décollant de la nouvelle piste de l’usine de son fabricant à Everett, dans l’État américain de Washington. Il est très vite devenu l’un des avions à réaction les plus populaires auprès des compagnies aériennes, qui l’appréciaient pour sa taille (au moment de son lancement, il s’agissait du plus grand de sa catégorie, avec une taille deux fois supérieure à celle de tout autre avion de ligne) et sa viabilité économique.
Années 1960 : le Boeing 747
Premier avion gros-porteur de l’histoire, le Boeing 747 a détenu le record de capacité passagers pendant 37 ans. Véritable prouesse de design industriel, ce colosse a servi en 2012 à transporter la navette spatiale américaine Endeavour entre le centre spatial Kennedy, en Floride, et Los Angeles, en Californie.
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Années 1960 : le Boeing 747
Malgré sa popularité, Boeing a arrêté la production du 747 en 2022, et la plupart des compagnies aériennes, dont British Airways, l’ont retiré de leur flotte. Actuellement, seulement cinq compagnies aériennes, notamment Lufthansa, exploitent encore des Boeing 747. Depuis sa création, cet avion révolutionnaire a transporté plus de 3,5 milliards de personnes, ce qui équivaut à la moitié de la population mondiale.
Années 1980 : l’Airbus A320
Avec le lancement de l’A320 à la fin des années 1980, Airbus cherchait à rattraper son retard sur son principal concurrent, Boeing. Cet avion innovant a été le premier à intégrer le système Fly-by-Wire, qui remplace les commandes mécaniques par une interface électronique, améliorant ainsi la précision et la sécurité des vols. Il était également équipé de mini-manches, offrant une ergonomie optimisée aux pilotes. Par la suite, cette technologie a été déployée sur d’autres modèles Airbus, notamment l’A380.
Années 1980 : l’Airbus A320
Cet avion monocouloir équipé de deux turboréacteurs a effectué son vol inaugural en 1987, et il a immédiatement été adopté par Air France. Au cours des décennies suivantes, Airbus a accumulé les commandes en provenance de compagnies aériennes du monde entier, et l’avion a été ensuite décliné en plusieurs versions, comme l’A321, plus allongé, ou encore l’A319, plus court. Sa toute dernière variante, l’A320neo, a été améliorée en vue de réduire la consommation de carburant (l’A320neo consomme jusqu’à 30 % de carburant en moins par rapport aux avions de la génération précédente) et d’étendre son autonomie de 900 km. Avec plus de 430 appareils, American Airlines est la compagnie aérienne qui possède actuellement la plus grosse flotte d’A320.
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Années 1980 : l’Airbus A320
Quarante ans plus tard, Airbus n’a pas seulement rattrapé Boeing, il a aussi détrôné son rival américain en devenant le premier constructeur d’avions commerciaux au monde. Alors que la crise du Boeing 737 MAX se poursuit, conséquence des accidents mortels de Lion Air (2018) et d’Ethiopian Airlines (2019), les commandes de l’A320 ont désormais dépassé celles du 737. En 2023, Airbus a livré 571 A320, soit 55 de plus qu’en 2022. Guillaume Faury, PDG d’Airbus, a déclaré : « L'année 2023 a été une année mémorable pour l'activité avions commerciaux d'Airbus, avec un chiffre d'affaires exceptionnel et des livraisons dans la tranche haute de notre objectif ».
Années 1990 : le Boeing 777
Le Boeing 777 n’est pas simplement le plus grand avion biréacteur du monde. Même s’il est vrai que sa capacité de 451 passagers surpasse celle de tous les autres biréacteurs sur le marché, il s’agit aussi du premier avion dont la conception a été entièrement assistée par ordinateur.
Années 1990 : le Boeing 777
Il a été construit en consultation avec huit grandes compagnies aériennes, dont United Airlines et Emirates, la première ayant effectué le vol inaugural de l’avion le 7 juin 1995. Aujourd’hui encore, les commandes pour ce modèle très répandu et ses variantes modernes, comme le 777X, continuent d’affluer. En mars 2024, par exemple, le constructeur américain avait reçu 515 commandes de Boeing 777 dans le monde.
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Années 1990 : le Boeing 777
L’une des caractéristiques les plus marquantes du 777 est son impressionnant train d’atterrissage. Chaque jambe est dotée de six pneus, ce qui lui permet de supporter un poids allant jusqu’à 29 294 kg. L’avion détient également depuis 2005 le record du vol sans escale le plus long jamais effectué par un avion commercial (non programmé), en l’occurence un vol en direction de l’est reliant Hong Kong à Londres, ce qui représente une distance de 21 633 km.
Années 2000 : l’Airbus A380
Au cours de ses 12 années de production, l’Airbus A380 a battu plusieurs records. Surnommé le « super-jumbo », ce très gros-porteur est le plus grand avion de ligne civil jamais construit, avec une capacité pouvant atteindre 853 passagers. Il s’agit également du premier avion de ligne doté d’un pont entièrement double, alors que les modèles précédents se contentaient d’un pont supérieur partiel. Son poids maximal au décollage est équivalent à celui de sept Boeing 737. Ici, vous pouvez voir une maquette de la cabine de l’A380 lors de sa première présentation en 2005.
Années 2000 : l’Airbus A380
La taille de l’A380 rend le vol beaucoup plus agréable pour les passagers. L’avion dispose d’une surface au sol de 465 m², et ceux qui ont la chance de voyager en première classe peuvent s’attendre à une chambre complète avec un matelas moelleux et des toilettes attenantes. L’A380 est également le seul avion au monde disposant d’une douche à bord.
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Années 2000 : l’Airbus A380
À ses débuts, l’A380 a été exploité par certaines des compagnies aériennes les plus prestigieuses, notamment Emirates et Singapore Airlines. Cette dernière a d’ailleurs opéré le premier vol commercial de l’A380, tandis qu’Emirates détient aujourd’hui la plus grande flotte de cet appareil au monde. Plébiscité par les passagers, cet énorme gros-porteur est cependant désormais jugé peu rentable sur le plan économique et moins efficient d’un point de vue écologique. De plus, il complique la planification des vols dans les aéroports : en raison des turbulences de sillage générées par l’A380, les avions qui décollent après lui doivent patienter au moins trois minutes avant de pouvoir s’élancer.
Années 2000 : l’Airbus A380
En juillet 2020, les composants du dernier Airbus A380 ont quitté la chaîne de production sous les applaudissements des employés de l’usine, située dans le sud-ouest de la France. Les derniers exemplaires ont été assemblés dans l’usine Airbus de Toulouse avant d’être livrés à Emirates fin 2021. Alors que plus de 130 appareils sont encore en service, le tout premier A380 retiré de la circulation a été transformé en meubles et objets de collection pour les passionnés d’aviation. Son célèbre bar de bord a même été vendu aux enchères en octobre 2022 pour près de 53 000 €.
Années 2000 : le Boeing 787
Le prototype du Boeing 787 a été dévoilé en 2007, avec une commande initiale de 50 appareils par All Nippon Airways. Après l’abandon du projet Sonic Cruiser, qui devait rivaliser avec le Concorde, Boeing a recentré ses efforts sur le développement d’un avion de ligne gros-porteur optimisé pour l’efficacité. Malgré des retards ayant entraîné de nombreuses annulations de commandes, le Boeing 787 est aujourd’hui plébiscité pour les vols long-courriers et a relégué l’A380 au second plan.
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Années 2000 : le Boeing 787
Surnommé le « Dreamliner », cet avion se distingue par plusieurs caractéristiques uniques. Grâce à d’importantes améliorations aérodynamiques, sa consommation de carburant a été réduite de 20 %. Combinée à une structure allégée et à des ailes redessinées, cette optimisation le rend exceptionnellement performant sur les plans énergétique et économique. Il s’agit également du premier avion de ligne construit principalement en matériaux composites. Autre nouveauté : contrairement aux méthodes traditionnelles, où le fuselage est composé de nombreuses sections en aluminium assemblées avec des milliers de rivets et de fixations, le fuselage du 787 est construit à partir de grandes sections cylindriques qui sont reliées de manière plus simplifiée et structurée.
Années 2000 : le Boeing 787
Disposant de deux couloirs et jusqu’à neuf sièges par rangée, le Boeing 787 peut transporter 336 passagers. Grâce à sa structure en matériaux composites, cet avion dispose de hublots plus grands. Ces derniers sont réalisés en verre électrochrome opacifiant réglable sur cinq niveaux, remplaçant les cache-hublots en plastique. Il contribuerait également à réduire les effets du jet lag, en maintenant une pression et un niveau d’humidité en cabine plus élevés que dans les autres avions (15 % au lieu de 4 %), réduisant ainsi la fatigue des passagers.
Années 2010 : l’Airbus A350
Avec ses 74 mètres de long et ses six mètres de large, l’Airbus A350 ne manque pas d’impressionner. Mis sur le marché pour concurrencer le Boeing 787 et 777, il est entré en service en 2015. Après 1,2 millions de vols effectués, il n’a enregistré qu’un seul accident lorsqu’il est entré en collision avec un autre avion à Tokyo en janvier 2024. Cet avion de 308 tonnes offre des rangées de neuf sièges dans deux de ses trois classes principales, équipées d’écrans de divertissement en vol de 33 cm et de compartiments à bagages plus spacieux. L’Airbus A350 se targue d’avoir la cabine la plus silencieuse de tous les avions bicouloirs, avec un éclairage LED conçu pour favoriser le sommeil et minimiser le jet lag.
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Années 2010 : l’Airbus A350
Très prisé pour les vols ultra long-courriers, l’Airbus A350 serait capable de relier New York à Londres deux fois et demie sans ravitaillement. Il est d’ailleurs utilisé sur les deux vols commerciaux les plus longs du monde : Singapour-New York et Singapour-San Francisco, opérés par Singapore Airlines.
Le projet Sunrise, nom de code du futur vol de plus de 19 heures reliant Londres à Sydney actuellement étudié par Qantas, prévoit lui aussi d’exploiter cet appareil. Les premiers vols sont prévus pour la mi-2026, reliant Sydney à Londres et New York sans escale.
Années 2010 : l’Airbus A350
Un Airbus A350-900 coûte plus de 302 millions d’euros, tandis qu’un Airbus A350-1000 coûte plus de 347 millions d’euros. Sorti en 2018, l’A350-1000 est un peu plus grand que le modèle A350-900 classique : il est plus long de 7 mètres, possède des ailes légèrement plus grandes et peut accueillir 40 passagers supplémentaires.
Années 2020 : l’Airbus A330neo
En octobre 2022, le nouvel Airbus A330neo a transporté ses premiers passagers de Londres à Boston. Virgin Atlantic a été la première compagnie aérienne à commander cet avion de pointe, qui est désormais utilisé par Condor, TAP Air Portugal, Delta et Lion Air, entre autres. Avec une envergure de 64 mètres, il s’agit de l’un des appareils les plus efficaces du marché d’un point de vue énergétique, et il vole plus loin et plus vite que ses concurrents directs. À bord, il promet une « expérience premium sur mesure ».
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Années 2020 : l’Airbus A330neo
Parmi les nouveautés de la cabine, on retrouve un tout nouveau siège Upper Class ainsi que la suite Retreat. Cette dernière comprend deux espaces exclusifs équipés de sièges convertibles en lits de 2 mètres, d’écrans tactiles de 69 cm et d’un ottoman pouvant également servir de siège d’appoint. The Loft, l’espace social primé de l’appareil, a lui aussi été repensé. Il peut désormais accueillir jusqu’à huit personnes, qui pourront se servir un verre (ou trois) grâce à un réfrigérateur en libre-service. Les classes Premium et Economy bénéficient également d’améliorations notables en matière de confort, de connectivité et de rangement.
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