Des villes antiques aux forteresses en ruine, il existe plus de mille sites inscrits au patrimoine mondial à travers le monde. Certains de ces vestiges ont plusieurs siècles et beaucoup sont menacés par des dangers humains et naturels. La liste du patrimoine mondial en péril de l’UNESCO met en lumière ceux dont le futur est incertain.
À quoi ressembleraient ces ruines aujourd’hui ? Avec l’aide de Budget Direct et des NeoMam Studios, nous avons reconstitué six de ces merveilleux sites en péril. Et par la même occasion, nous en avons découvert plus sur leur histoire. Cliquez ou faites défiler pour voir ces ruines antiques reconstruites sous vos yeux...
Adaptation française par Laure Bartczak
Probablement fondée entre le IIe et le IIIe siècle avant J.-C., Hatra était une ville fortifiée qui s’est distinguée comme capitale du premier royaume arabe. Sa position stratégique le long des routes commerciales de caravanes, dans le nord de l’actuel Irak, a permis à la ville de prospérer comme centre commercial majeur et lieu de culte. Ces dernières années, Hatra a été menacée par des pillages, invasions et actes de vandalisme. Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1985, elle a été ajoutée en 2015 à la liste des sites en péril.
Grâce à ses solides murs intérieurs et extérieurs renforcés par des tours, la ville a survécu aux invasions romaines en 116 et 198 de notre ère. À l’intérieur de ses remparts, les temples grandioses sont l’attraction principale de Hatra. Ils présentent des caractéristiques romaines, hellénistiques et orientales. Le plus grand et le plus impressionnant est le Grand Temple, une structure voûtée avec des colonnes s’élevant jusqu’à 30 mètres de haut.
Située sur la côte méditerranéenne de l’actuelle Libye occidentale, Leptis Magna est une ancienne ville balnéaire datant du VIIe siècle avant J.-C. Avec ses monuments publics fabuleux, son grand port, sa place du marché et ses quartiers résidentiels, elle était considérée comme l’une des plus belles villes de l’Empire romain. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982.
Les traces de la gloire passée de la ville sont encore visibles à travers ses magnifiques ruines romaines, y compris le grand amphithéâtre (reconstitué ici), son théâtre du Ier siècle financé par de riches aristocrates et l’hippodrome (ou cirque), une piste de course longue d’environ 460 mètres construite au IIe siècle. Au cœur de Leptis Magna se trouvent les vestiges de son marché, qui est la plus récente structure construite sous le règne de l’empereur Septime Sévère (193-211 après J.-C.). Né dans la ville, il fut l’un de ses plus grands mécènes.
Nichés sur la côte caraïbe du Panama, ces forts impressionnants ont été construits par la Couronne espagnole pour protéger les routes commerciales transatlantiques qui acheminaient des marchandises telles que l’argent et l’or. Inscrits sur la liste de l’UNESCO depuis 1980, les anciens forts sont connus pour être de beaux exemples de l’architecture militaire des XVIIe et XVIIIe siècles.
Les premières fortifications ont été construites dans un style médiéval par l’ingénieur italien de renom Bautista Antonelli, tandis que les ajouts du XVIIIe siècle ont été réalisés dans un style néoclassique. Ces dernières structures, censées imiter les conceptions militaires européennes, sont toujours visibles dans certains des forts, notamment Santiago, San Jerónimo et San Fernando. Les fortifications ont été ajoutées à la liste du patrimoine mondial en péril de l’UNESCO en 2012.
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Surnommé la « Venise du Pacifique », Nan Madol est un ensemble de plus de 100 îlots artificiels en pierre situés au large de la côte de Pohnpei, en Micronésie. Construits sur un récif de corail entre 1200 et 1500 de notre ère, ces îlots abritent des temples, des palais en pierre, des tombes, des bains publics et des maisons. Les vestiges symbolisent l’importance de Nan Madol en tant que centre cérémoniel durant la dynastie Saudeleur, un peuple étranger qui a régné sur l’île. Nan Madol a été inscrit sur la liste des sites en péril de l’UNESCO en 2016, car la végétation incontrôlée dans ses cours d’eau menace les îlots.
Le site principal s’étend sur environ 1,5 km de long et, comme Venise, il est sillonné d’étroits canaux. L’ampleur et le détail des vestiges, ainsi que le mystère entourant sa construction, font de Nan Madol l’un des sites archéologiques les plus importants de Micronésie. Parmi ses structures les plus complexes et imposantes figure le temple royal de Nandauwas, protégé par deux murs de 7,6 mètres de hauteur.
Liée au christianisme, au judaïsme et à l’islam, la Vieille Ville de Jérusalem est l’un des hauts lieux saints de la planète. Les impressionnants murs de la ville, qui s’étendent sur une superficie de seulement 0,9 km², ont traversé les siècles. Or, les remparts que l’on peut voir aujourd’hui datent du XVIe siècle, suite à leur reconstruction par l’Empire ottoman. Avec l’expansion rapide de Jérusalem au fil des années, peu de vestiges de la vieille ville de l’époque antique ont survécu.
Outre ses remparts, la ville abritait autrefois des édifices religieux fabuleux. L’un des plus célèbres était le Second Temple de Jérusalem, un site sacré chez les juifs. Vers 20 avant J.-C., Hérode le Grand, le roi de Judée, projeta d’agrandir le temple ancien. On estime la durée des travaux à 46 ans environ. En 70 de notre ère, les Romains détruisirent la majeure partie du temple. Aujourd’hui, seul le Mur des Lamentations subsiste. Des visiteurs du monde entier continuent d’affluer vers la Vieille Ville, qui demeure un lieu de culte incontournable.
Fondée près d’une oasis naturelle au nord-est de Damas, en Syrie, Palmyre abrite les magnifiques ruines de l’un des noyaux culturels les plus importants du monde antique. Probablement fondée dès le troisième millénaire avant J.-C., Palmyre est devenue un pôle commercial majeur au Ier siècle de notre ère, lorsqu’elle tomba sous le contrôle de l’Empire romain. L’art et l’architecture de la ville, d’une grande beauté, sont considérés comme le reflet des différentes civilisations et cultures au fil des siècles, combinant les styles gréco-romains avec des influences perses et arabes.
Si de larges parties de la ville ont été détruites par le conflit en 2015, certains de ses vénérables vestiges subsistent. L’un des joyaux architecturaux de Palmyre est le temple de Bêl, dont la date de construction est estimée entre l’an 32 avant J.-C. et le IIe siècle de notre ère. À l’origine, il se dressait sur un podium, entouré de plusieurs colonnes. Aujourd’hui, il ne reste qu’une petite partie de son portique et de ses murs. Des projets de restauration sont en cours afin de préserver la plus grande partie possible du site.
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