Des imposantes pyramides de Gizeh aux ruines de Pompéi en passant par la Grande Muraille de Chine, les merveilles anciennes sont constamment photographiées de nos jours. Mais à quoi ressemblaient-elles il y a 50, voire 100 ans ?
Poursuivez votre lecture pour découvrir des images étonnantes d’hier et d’aujourd’hui des sites les plus célèbres de la planète et les trésors qu’ils renferment…
Adaptation française par Laure Bartczak
S’élevant sur le plateau de Gizeh, la sculpture du Sphinx est l’un des monuments les plus impressionnants du monde. Avec ses 73 mètres de long et ses 20 mètres de haut, il est gigantesque. Il aurait été construit par le roi Khéphren, qui régnait sur l’Égypte il y a environ 4 500 ans. Ce monument légendaire est resté enterré dans le sable jusqu’aux épaules pendant des siècles. Il n’a été entièrement dégagé que dans les années 1930. Il est encore partiellement enfoui dans le sable sur cette photo de 1882, sur laquelle on peut voir les troupes britanniques prenant position autour du monument après la bataille de Tel-El-Kebir.
Sur cette image plus récente, le Sphinx, désormais dégagé du sable, se dresse fièrement, encadré par les pyramides de Gizeh en arrière-plan. Ces dernières années, les archéologues ont continué à creuser, au sens propre comme au sens figuré. Ils ont révélé des détails fascinants sur les ouvriers qui ont probablement participé à sa construction. La découverte d’une remarquable réserve d’ossements de bovins, par exemple, suggère qu’une main-d’œuvre de plusieurs milliers de personnes consommait des viandes de qualité sur le site.
Cette photo donnerait presque l’illusion d’être récente, si elle n’était pas en noir et blanc. En effet, les colossales pyramides de Gizeh, construites il y a environ 4 500 ans, n’ont guère changé au cours des siècles passés. Pourtant, elles n’ont pas toujours ressemblé à cela. Selon la Smithsonian Institution, le calcaire était à l’origine travaillé et lissé avec des briques de grès, laissant une finition blanche polie qui brillait au soleil. Cette photo dévoile des structures plus familières, déjà altérées par les intempéries. Elle remonte à la fin des années 1800 ou au début des années 1900.
Aujourd’hui, les pyramides apparaissent presque inchangées par rapport à ce qu’elles étaient il y a un siècle, jusqu’aux hommes à dos de chameau visibles au premier plan. Pourtant, notre compréhension de ces monuments ne cesse de progresser. Par exemple, les archéologues ont mis au jour d’étranges dispositifs qui révèlent en partie comment ces gigantesques structures ont été érigées. D’autres découvertes laissent penser que les pyramides étaient renforcées par un mélange de gravillons de calcaire et de mortier, semblable au béton moderne.
Si l’Acropole trône au sommet de la capitale grecque, le Parthénon, extraordinaire temple en ruine dédié à la déesse Athéna, en est le joyau resplendissant. Avec ses colonnes doriques, ses sculptures ornées, ses frises et son toit de tuiles, le monument a été construit au Ve siècle avant J.-C. par l’homme d’État Périclès. Des siècles plus tard, les touristes se pressent pour contempler l’imposante structure du Parthénon, comme on peut le voir sur cette photo prise vers 1910.
Prise sous un angle un peu plus rapproché, plus de 100 ans plus tard, on peut voir que le Parthénon n’a guère changé au cours du siècle dernier. Les colonnes subsistent, de même que le portique en ruine, tous deux se dressant parmi les pierres éparses. Aujourd’hui, des fragments de l’ancien temple grec sont conservés — non sans susciter des controverses — dans des musées du monde entier, de Paris à Vienne. Parmi les plus impressionnants, figurent les « marbres d’Elgin », ou « marbres du Parthénon », une série de frises et de sculptures détaillées exposées au British Museum de Londres.
Taillé dans d’imposantes falaises de grès rouge, le Trésor, ou Al-Khazneh, est le vestige le plus imposant de l’ancienne cité de Petra, qui aurait prospéré à partir de 400 avant J.-C. Les experts pensent que le Trésor servait autrefois de mausolée royal. Les Européens ont redécouvert ces ruines fascinantes au début des années 1800, et le site s’est progressivement imposé comme une destination touristique incontournable. Cette photo en gros plan, capturée vers 1900, met en valeur les magnifiques colonnes et sculptures du Trésor.
Les tons vibrants d’orange et de rose saumoné du Trésor s’affichent avec éclat sur cette photo récente. Hormis cela, les deux clichés diffèrent très peu. De nos jours, cette ancienne structure, visitée par près d’un million de personnes chaque année, montre des signes d’usure liés à l’afflux touristique. Selon plusieurs études, le précieux grès, y compris celui de la façade du Trésor, s’érode sous l’effet de la surfréquentation du site, amplifiée par des gestes comme le fait de marcher et de s’asseoir. Le site est protégé par l’UNESCO depuis 1985.
Stonehenge intrigue depuis des siècles, suscitant de nombreuses théories parmi les experts. Cet imposant cercle de pierres, mystérieusement dressé, remonterait à environ 4 500 ans, bien que sa fonction exacte soit toujours inconnue. Ses pierres sont soigneusement disposées pour s’aligner sur les mouvements du soleil, de sorte qu’il aurait pu servir de calendrier néolithique ou, plus probablement, de lieu de culte ou de sépulture. Au cours du siècle dernier, le site a été soigneusement restauré et étudié. Sur cette photo prise en 1901, on peut voir un projet de fouilles et de restauration supervisé par le célèbre ingénieur britannique William Gowland.
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Ici, on peut voir Stonehenge plus de 100 ans après. Les cadres en bois et l’équipement de Gowland ont disparu depuis longtemps, mais les experts tentent toujours de percer les mystères de ce monument. Les fouilles les plus récentes ont permis de découvrir des vestiges tels que des bois de cerfs, des poteries et des sites funéraires. De nouvelles preuves ont également permis de relier Stonehenge à un site appelé Waun Mawn, dans le Pembrokeshire. Les archéologues estiment désormais que le monument a été érigé au Pays de Galles avant d’être transporté vers son site actuel, sur la plaine de Salisbury.
Les célèbres moaï, ces figures humaines sculptées disséminées sur l’île de Pâques au Chili, impressionnent tant qu’il faut les voir pour y croire. La plus grande d’entre elles s’élève à plus de 9 mètres de haut. Si l’on ne sait pas exactement quand ces bustes colossaux ont été construits, il ne fait aucun doute qu’ils ont veillé sur l’île pendant des siècles. De vastes projets de restauration ont été menés au milieu du XXᵉ siècle, comme en témoigne cette photo prise vers 1969, où l’on voit des archéologues travaillant sur un moaï imposant.
Capturé près de 50 ans après, l’Ahu Ko Te Riku, un moaï du site de Tahai, contemple l’océan Pacifique Sud à travers ses yeux en corail restaurés. Les archéologues cherchent toujours à comprendre pourquoi ces statues imposantes ont été érigées. Les études les plus récentes établissent un lien entre leur emplacement et la présence de sources d’eau douce.
À Rome, il est presque impossible de tourner un coin de rue sans tomber sur une merveille de l’Antiquité. Parmi elles, l’arc de Constantin occupe une place de choix, juste à côté du légendaire Colisée. Cet arc de triomphe, décoré de reliefs et de frises finement sculptées, a été érigé en 315 après J.-C. pour commémorer la victoire de Constantin sur Maxence lors de la bataille du pont Milvius. Depuis des décennies, il attire de nombreux visiteurs, comme on peut le voir sur ce cliché datant des années 1930, dans lequel un trio de touristes souriants posant devant le monument.
L’imposante arche est aujourd’hui remarquablement préservée et attire toujours les touristes. En réalité, depuis les années 1930, une clôture est installée autour du monument afin de le protéger des dommages potentiels et de l’usure. Par ailleurs, ce vestige romain a conservé l’aspect qu’il avait il y a près d’un siècle.
Les Romains vouaient un véritable culte aux sources d’eau chaude jaillissant dans l’ancienne ville de Bath. Convaincus des vertus curatives de ces eaux, ils ont construit un bain public somptueux et un temple consacré à la déesse Sulis Minerva. Mais après le départ des Romains de Grande-Bretagne, ces thermes sont tombés en désuétude. Le site a été redécouvert dans les années 1880, et de grandes parties du Grand Bain ont été mises au jour et ouvertes au public en 1897. Sur cette photo datant de la fin du XIXe siècle, des touristes contemplent les ruines du Grand Bain.
Photographié ici plus d’un siècle plus tard, le Grand Bain brille à nouveau. Il n’est certes plus possible de se baigner dans ses eaux, mais les visiteurs du site peuvent toujours s’immerger dans l’histoire de ces thermes. Les touristes se promènent ainsi dans le Grand Bain et prennent un verre dans la cour du Temple, où les Romains auraient vénéré la déesse Sulis Minerva. Le Thermae Bath Spa, alimenté par ces célèbres sources chaudes, se trouve à deux pas
En regardant furtivement cette photo, vous pourriez penser au Colisée de Rome. En réalité, il s’agit de l’amphithéâtre de Pula, en Croatie, beaucoup moins célèbre, mais sans doute tout aussi impressionnant. Cet immense amphithéâtre romain, construit pour la première fois sous l’empereur Auguste (27 av. J.-C. à 14 apr. J.-C.), est merveilleusement préservé avec ses trois niveaux et ses quatre tours latérales. Il est photographié ici vers 1910, vu de l’autre côté du port de la ville, encombré de bateaux.
Sur cette photo récente prise de nuit, l’amphithéâtre de Pula s’inscrit dans un cadre urbain moderne. Des voiliers élégants reposent dans le port de la ville et les lumières scintillent sur l’eau au crépuscule. Aujourd’hui, les passionnés d’histoire peuvent explorer l’amphithéâtre, qui accueille généralement des concerts, des spectacles de danse et des festivals en lieu et place des sanglants combats de gladiateurs.
Parmi les vestiges époustouflants de l’Empire romain se trouve le temple de Bacchus, un site incontournable de Baalbek, une cité romaine en ruine dans la plaine de la Bekaa, au Liban. Le temple, composé de colonnes corinthiennes complexes, était autrefois dédié aux dieux romains de l’agriculture et de la fertilité. Il est photographié ici vers 1880, entouré de ruines, avec ses majestueuses colonnes marquées par le temps
Les fouilles et les projets de restauration ont commencé sur le site à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, et les structures anciennes de Baalbek ont été restaurées au fil du temps. Cette photo récente montre le temple de Bacchus en bien meilleur état qu’il ne l’était dans les années 1880. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984.
À 48 km au nord-est de Mexico se trouve l’ancienne ville de Teotihuacan et son cortège de monuments préhispaniques. Dominant tous les autres, voici la pyramide du Soleil, qui s’élève à 66 mètres de haut et dont la construction remonterait à environ 100 ans après J.-C.. Sur cette photo prise dans les années 1930, elle éclipse ce couple de touristes qui la contemple.
Un peu moins d’un siècle plus tard, les touristes continuent d’affluer vers ce site mexicain étonnant. Sur cette photo récente, on aperçoit des curieux rassemblés au pied de l’imposante structure et gravissant les marches qui mènent à son sommet. L’ensemble du site est également propice aux découvertes archéologiques. Au cours des dix dernières années, des tunnels secrets et une chambre cachée ont été mis au jour sous la pyramide voisine, dite de la Lune.
Les images de Chichén Itzá, cette ancienne cité maya connue pour ses monuments comme la grande pyramide à degrés d’El Castillo, vous sont peut-être familières. Mais, comme vous pouvez le constater sur cette photographie, prise entre 1859 et 1860, le célèbre site archéologique était dans un état différent auparavant. La ville abritait autrefois des dizaines de milliers de personnes. Florissante autour de l’an 600 de notre ère, cette cité était alors un centre politique et commercial majeur de la civilisation maya. Son déclin a commencé bien avant la conquête espagnole. Elle est ici photographiée en ruines, envahie par la végétation, au milieu du XIXᵉ siècle.
Au début du XXᵉ siècle, le site a fait l’objet de vastes travaux, incluant le dégagement de la végétation, la découverte de reliques anciennes et la restauration de monuments remarquables. Sur cette photo, on peut voir une partie du site à l’époque moderne, dégagée de ses arbres et buissons. En 2022, un nouvel espace du site recouvert de jungle nommé Chichén Viejo a été ouvert au public. Contrairement aux restaurations précédentes, la végétation n’a pas été défrichée. Les archéologues modernes ont compris que la nature agit comme une couche protectrice pour les ruines et qu’il ne faut pas y toucher.
Si le Sphinx et les pyramides de Gizeh sont les merveilles antiques les plus célèbres d’Égypte, le temple funéraire d’Hatchepsout, situé sur le site archéologique de Deir el-Baḥrī, est lui aussi remarquable. Il aurait été construit au XVe siècle avant J.-C. pour la reine Hatchepsout, qui a régné vers 1473-1458 avant J.-C. Le temple en ruine est photographié ici au tournant du XXe siècle.
Les paliers et piliers élancés du temple sont plus immaculés sur cette photo moderne qu’ils ne l’étaient au début du XXe siècle. Le site a fait l’objet d’importants travaux d’excavation et de reconstruction à partir des années 1960 et le résultat est superbe. Des statues ont également été exhumées et aujourd’hui, les touristes peuvent explorer le complexe et découvrir la vie fascinante de cette pharaonne.
Il est presque impossible de croire que cette merveille a été découverte si récemment. En 1974, alors que des ouvriers creusaient un puits dans la province chinoise du Shaanxi, ils firent une découverte stupéfiante : un soldat en terre cuite, seul. Sur place, les experts ont établi que ce soldat faisait partie d’une armée colossale, rassemblant des milliers de guerriers en terre cuite placés dans des fosses similaires à des tranchées. Les archéologues ont poursuivi leurs recherches, comme le montre cette image capturée vers 1986.
Enterrées près du mausolée de Qin Shi Huang, le fondateur de la dynastie Qin, les statues dateraient du IIIe siècle avant J.-C. Elles auraient été créées pour protéger l’empereur défunt dans l’au-delà. Sur cette photographie prise récemment, on peut voir le site après de nouvelles fouilles, qui ont révélé encore plus d’effigies en terre cuite. Les travaux sur le site sont toujours en cours et, selon les archéologues, d’autres fosses remplies de soldats seront découvertes à l’avenir.
Éphèse, l’un des sites antiques les plus célèbres de Turquie, est une ancienne cité gréco-romaine qui comptait autrefois quelque 250 000 habitants. Parmi ces vestiges, on trouve le temple d’Hadrien, qui daterait du IIe siècle de notre ère. Il est composé d’une grande arche et de reliefs détaillés. Cette merveille attire les amateurs d’histoire depuis des décennies. Ici, une famille admire ce chef-d’œuvre antique dans les années 1960.
Sur cette photo récente, on peut voir que rien n’a changé. L’élégant monument veille toujours sur le site antique, attirant les touristes sous son arche. Il est possible que d’autres trésors restent encore à découvrir, car de vastes portions de cette ville millénaire n’ont pas encore été fouillées.
Probablement la ville en ruine la plus célèbre au monde, Pompéi a été engloutie par la lave et les cendres lors de l’éruption du Vésuve en l’an 79 de notre ère. Avant de connaître un destin tragique, la ville était un centre commercial et culturel florissant, comportant entre autres des bâtiments tels que des bains, des temples ou un amphithéâtre. Lorsque les ruines de Pompéi ont été découvertes au XVIe siècle, elles étaient remarquablement préservées en raison de la couche de cendres qui les avait enveloppées pendant des millénaires. On les voit ici au début du XXe siècle.
Ce cliché récent montre le Forum de Pompéi dans une perspective similaire. Les ruines sont toujours soigneusement préservées et l’on peut apercevoir des touristes flâner parmi les vestiges de la ville. Les travaux archéologiques, encore en cours, continuent de révéler des détails fascinants sur les habitants de Pompéi. Grâce à ces fouilles, les experts ont pu découvrir des informations précieuses, telles que leurs idéaux politiques ou leurs préférences alimentaires.
Parmi les sites anciens jadis engloutis par la végétation se trouve Tikal, dans le nord du Guatemala. Cette cité maya était un centre cérémoniel majeur qui a prospéré à partir d’environ 300 avant J.-C.. Beaucoup de grandes places et pyramides ont été préservées pour la postérité. Cette photo, qui date de 1882, a été prise par l’explorateur britannique Alfred Maudslay, qui a participé à la cartographie et aux fouilles du site dans les années 1880. On distingue les magnifiques ruines de Tikal, enveloppées par la végétation, tandis que des arbres jonchent le sol.
Aujourd’hui, les ruines font partie du parc national de Tikal et attirent des touristes du monde entier. Ouvert dans les années 1960, un musée permet d’en apprendre davantage sur cette ancienne cité. Cependant, le site n’a pas encore livré tous ses secrets. Des études menées grâce à la technologie LiDAR suggèrent que Tikal est quatre fois plus étendue que ce que les experts estimaient à l’origine.
Bien que les sites anciens d’Amérique du Nord soient souvent négligés, certains offrent des informations précieuses sur les premiers occupants du continent. Parmi eux, le parc national de Mesa Verde et son Cliff Palace, une impressionnante demeure de 150 pièces construite par le peuple ancestral Pueblo entre 1190 et 1260 de notre ère. Sur cette photo des années 1930, on aperçoit des visiteurs se promenant entre ses murs et ses kivas.
Rien ou presque n’a changé au fil des décennies ; cette photo semble être la même, mais en version colorisée. Le Cliff Palace peut être exploré dans le cadre d’une visite guidée menée par un garde forestier, qui nous invite à découvrir le site en passant par des pièces anciennes et des échelles escarpées. En 2021, le parc a été certifié Réserve internationale de ciel étoilé – la 100ᵉ dans le monde.
Les millénaires se sont écoulés, mais l’amphithéâtre emblématique de Rome, construit vers 70-72 de notre ère pour l’empereur Flavien Vespasien, se dresse toujours au centre de la ville. Il accueillait autrefois de sanglants combats de gladiateurs et des spectacles d’animaux auxquels assistaient 50 000 personnes. Sur cette photo datant de 1944, le Colisée est vide. On distingue cependant sur la photo, parmi les voitures anciennes, des véhicules militaires, un rappel que la Seconde Guerre mondiale n’était pas encore terminée.
Aujourd’hui, cette merveille de la Rome antique est un centre touristique vibrant. Les routes jadis paisibles sont désormais animées par une circulation dense, tandis que des visiteurs contemplent ses arches imposantes avec admiration. Même après plusieurs siècles, le monument n’a pas fini de révéler ses mystères. De petits détails, comme les chiffres rouges peints au-dessus des arcades, suggèrent par exemple que les spectateurs romains suivaient un plan de salle ordonné. Un nouveau plancher rétractable devrait par ailleurs y être installé pour que les touristes puissent se tenir à l’endroit même où les gladiateurs s’affrontaient autrefois.
La Grande Muraille de Chine est immense. Ponctuée de tours de guet imposantes, elle s’étend sur environ 21 197 km, selon les estimations les plus récentes. Si les origines de cette construction remontent au VIIe siècle avant J.-C., les tronçons les mieux conservés – dont l’un est photographié ici – datent de la dynastie Ming, soit de la période allant du XIVe au XVIIe siècle. Le segment le plus touristique de la Grande Muraille de Chine, à Badaling, a également été restauré dans les années 1950. Cette photo date de cette période.
Aujourd’hui, soit près de 75 ans après ce cliché, la Grande Muraille de Chine accueille des millions de visiteurs chaque année. Récemment, les sections les plus inaccessibles de la muraille ont fait l’objet d’une attention particulière. La portion de Jiankou, l’une des plus célèbres, isolées et périlleuses, serpente à travers des montagnes vertigineuses dans un enchevêtrement de décombres et de ruines. À partir de 2019, des travaux de rénovation utilisant des technologies de pointe ont été entrepris pour sécuriser la zone et préserver ce patrimoine unique.
Bennelong Point est une péninsule située à l’est du Circular Quay de Sydney. Il doit son nom à Bennelong, un aborigène qui travaillait comme intermédiaire entre les premiers colons britanniques et la population locale. La péninsule a successivement accueilli un fort, un dépôt de tramways et aujourd’hui, l’emblématique Opéra de Sydney. Sur cette photo qui date de 1873, on peut voir la tourelle du fort Macquarie. Ce dernier a été construit entre 1817 et 1821 avant d’être démoli en 1901 pour faire place à un dépôt de tramways qui a ouvert en 1902.
Dans les années 1950, le gouvernement des Nouvelle-Galles du Sud a décidé que Sydney devait construire un opéra pour rivaliser avec les grandes capitales culturelles du monde. Avec son emplacement spectaculaire en bordure du port, Bennelong Point a été choisi pour abriter le bâtiment. À l’issue d’un concours international de design, le projet original de l’architecte danois Jørn Utzon a été retenu. L’opéra a finalement ouvert ses portes le 20 octobre 1973, avec 10 ans de retard et un dépassement de budget de 1 300 %. L’Opéra de Sydney est immédiatement devenu un symbole de la ville et de l’Australie.
Île le temps d’une marée, le Mont-Saint-Michel est l’un des sites les plus grandioses de l’Hexagone, en plus d’être l’une des attractions les plus populaires du pays. Surmonté d’une abbaye bénédictine de style gothique qui semble défier la gravité, le Mont-Saint-Michel a été bâtit entre le XIe et le XVIe siècle. Sa construction a été marquée par de nombreuses difficultés. Sur cette photo datant de la fin du XIXᵉ siècle, quelques pêcheurs s’installent dans les eaux peu profondes autour du site.
Presque immuable au fil des siècles, le Mont-Saint-Michel a connu un changement notable en 2014, avec l’inauguration d’une passerelle permanente qui le relie au continent (ici en photo). Ce pont de 762 mètres de long, qui peut être emprunté par les piétons et les navettes, a remplacé une chaussée vieille de 135 ans qui était soumise aux caprices des marées. Les visiteurs peuvent toujours s’approcher de l’île à pied en traversant les vasières, comme l’ont toujours fait les pèlerins, mais il est vivement recommandé de faire appel aux services d’un guide compétent.
La construction de la cathédrale gothique de Cologne a été longue. Si la première pierre a été posée en 1248, ce n’est qu’en 1880, soit 632 ans plus tard, qu’elle a enfin été inaugurée. Les guerres successives et une pénurie chronique de fonds en sont les principales causes. Pendant la Réforme, le projet avait presque été abandonné. Heureusement, deux architectes, Ernst Friedrich Zwirner et Richard Voigtel, reprirent le flambeau et cette symphonie de pierres s’éleva dans toute sa splendeur.
Près de 150 ans plus tard, la cathédrale domine toujours l’horizon de Cologne. Considérée comme l’un des plus beaux joyaux d’architecture gothique et néogothique au monde, elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996. Elle continue de subjuguer et d’émerveiller les visiteurs, surtout lorsqu’ils approchent de la ville en train. La cathédrale attire plus de 20 000 visiteurs par jour et est ouverte toute l’année.
L’aqueduc romain de Ségovie a été construit sous le règne de l’empereur Trajan, vers l’an 50. Avec ses deux niveaux d’arches, il est considéré comme l’une des réalisations les plus impressionnantes du génie civil romain en Espagne. Il servait à acheminer l’eau sur 16 km depuis la rivière Frio jusqu’à la ville. Sur cette photo datant de 1885, l’aqueduc, toujours en service, domine la place Azoguejo.
Aujourd’hui, rien n’a changé ; l’aqueduc domine toujours la place Azoguejo et continue d’acheminer l’eau. Son état remarquable a été distingué par l’UNESCO qui l’a inscrit au patrimoine mondial de l’humanité en 1985. Long d’un peu plus de 728 mètres et composé de 165 arches, l’aqueduc a été construit sans mortier à partir de 24 000 blocs de granit de Guadarrama qui brillent d’un éclat doré lorsqu’ils sont éclairés la nuit.
Le père Louis Hennepin, prêtre français, aurait été le premier témoin européen à assister à la majesté des chutes du Niagara en 1678. Très impressionné, il a relaté son aventure dans un livre faisant la promotion de l’un des plus beaux spectacles de la nature. Les chutes du Niagara gèlent en hiver, insuffisamment pour stopper complètement le débit de l’eau, mais assez pour créer des sculptures de glace naturelles le long de la partie extérieure des chutes, comme on peut le voir ici sur cette photo prise en 1885.
Les chutes du Niagara sont divisées en deux parties principales séparées par la « Goat Island ». La partie canadienne, la plus grande, est de l’avis de tous la plus impressionnante. Elle comprend les « chutes du Fer-à-Cheval », d’une hauteur de 57 mètres, qui doivent leur nom à leur superbe ligne de crête incurvée de 670 mètres. Sur cette photo, on peut apercevoir quelques touristes parmi les 12 millions qui viennent visiter chaque année la partie canadienne des chutes.
Situé dans la région géothermique de Rotorua, le village Māori de Whakarewarewa, toujours habité, est l’une des attractions les plus anciennes et les plus emblématiques de Nouvelle-Zélande. Le peuple Tūhourangi Ngāti Wāhiao accueille les visiteurs dans son pā (village fortifié) Māori depuis plus de 130 ans. Les visiteurs entrent par un waharoa, une entrée finement sculptée. On peut voir ce waharoa ici en 1910, taillé dans un tronc de kauri de 5 mètres par le maître sculpteur Tene Waitere il y a plus d’un siècle.
Les waharoas étaient traditionnellement utilisés par les Māori dans les pā fortifiés pour contrôler et réguler l’accès des visiteurs. Leurs ornements finement sculptés et leur taille monumentale – souvent jusqu’à 4 mètres de hauteur – visaient à impressionner et à refléter le mana, c’est-à-dire l’autorité et le prestige de l’iwi. À Rotorua, l’activité géothermique a fini par altérer le waharoa de Whakarewarewa. En 2013, une copie numérique haute résolution a été réalisée afin que les générations futures puissent l’admirer dans toute sa splendeur d’origine.
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